© raranga 2016 à 2020

-Les photos, textes et poésies de ce site sont les oeuvres de l'auteur et sont protégées par ses droits.

 

-Pictures, texts and poems of this website are the work of the author and are protected by copyright.

Reçois mes bonnes nouvelles du monde avec les prochaines newsletters !

Une île

au sud du monde

Textes et citations extraits du livre "Araucanía Chile, Patrimonio natural y cultural de sus territorios", de Manuel Gedda Ortíz, éditions Pehuen, 2011 (à part les légendes des photos...)

La traduction est de mon fait.

« Chili, où se termine la terre, disaient les anciens aimaraes (peuple de la région du lac Titicaca, NDLR). Et ils avaient raison – à moins que ce ne soit là où elle commence. Sur une superficie de 750 000 km², le Chili étend son territoire face à la mer en une offrande immobile.

Tournant le dos aux Amériques, éloigné de toute voie commerciale qui lui aurait fait tourner la tête vers l’Europe, il est resté là, contemplant l’infini de l’océan comme s’il y avait perdu quelque chose qui lui fut autrefois, ou même encore aujourd’hui, vital.

 

Comme un naufrage abandonné sur cette côte sans ressources, il suivait du regard le bateau qui s’éloignait sans le voir, et l’a laissé se perdre sur l’horizon sans vouloir changer de posture. Car à la vérité, il faudrait bien parcourir la moitié du monde pour trouver une autre terre habitable derrière cet horizon des mers. »

Benjamín Subercaseaux

Araucanie

Pour connaître et valoriser en profondeur le patrimoine du Chili et de l’Araucanie, il est essentiel de comprendre d’abord l’endroit géographique singulier où se trouve le territoire chilien au sein de l’Amérique du Sud et du monde.

Ne serait-ce que par sa situation et sa forme, le Chili interpelle :

 

c’est le pays le plus étendu et le plus étroit de la Terre, avec 4 337 km de long et 177 km de largeur moyenne (IGM, 2010),

avec une extension climatique exceptionnelle qui va de latitudes subtropicales au nord à des régions australes au sud.

« Tout est là : calvitie géologique, jungle profonde, vergers, neiges et ultimes plaques de glace... »

Gabriela Mistral, 1941

Araucanie parapente

Invité par un groupe de parapentistes de passage dans la communauté mapuche,

j'ai pu profiter d'une vue aérienne pour étudier le terrain...

Le Chili est une véritable île biogéographique, confinée à l’extrême austral du monde et séparée de l’Amérique du Sud et des autres continents par de formidables barrières naturelles : à l’est par les Andes, à l’ouest par l’océan pacifique, au nord par le désert d’Atacama et au sud par la mer de Drake et les glaces de l’Antarctique.

Cette isolation marquée, établie il y a des millions d’années par des phénomènes géologiques et climatiques, est un facteur fondamental pour expliquer la biodiversité naturelle unique que présente l’Araucanie et le sud du Chili.

 

D’un point de vue historique et culturel, cette singulière situation géographique a également été un facteur important dans l’évolution et la formation des peuples originaires et les communautés humaines qui ont peuplé le Chili de la préhistoire à nos jours.

Le chamane mapuche s'est levé tôt ce matin de novembre

pour préparer la cérémonie d'inauguration de la ruka, la cabane traditionnelle.

Maison traditionnelle d'une famille mapuche.                                    

Il y a trois pièces : une grande en bas avec le poêle et une mezzanine ouverte en haut d'un petit escalier. La salle de bain, avec l'eau chauffée au soleil ou par le poêle, est rajoutée dans l’appentis.

Le sable est noir et les cailloux sont rouges au bord des lacs de la très volcanique région d'Araucanie.

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now