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  • Martin

Simple et beau

Civilisation ! osent-ils nommer cela.

Matrice destructrice. Étendard standard,

Et tend dards et venins.

Ils insinuent constamment nos torts et nos travers,

Subtils sacrifices, vicieux serpent du stress, Qui constamment s'immisce, qu'on ressasse sans cesse,

Jusques à nos supplices. Et pour quoi ? Pour leurs fesses !

Ils s'enrichissent et s'entichent de nouveautés clinquantes,

Nous faisant croire et vouloir, non pas un, mais cinquante !

Pour des images du mieux, des reflets de nous-mêmes, rassurants peut-être, destructeurs sans doute.


Mais au milieu de ce désordre

Voyez ces fourmis affairées.

Pas de chien qui veut mordre,

Mais des imaginaires bien flairés.

Voyez ces mille petits pas,

Ces milliers de gens qui y croient.

Mais à quoi ?

À demain !

Un lendemain meilleur,

Plus juste et plus humain,

Où l'on ne compte pas les heures

– C'est le soleil qui les renseigne.

Où l'on revoit les lueurs

Des étoiles plutôt que des enseignes.

Des jours de labeur ? C'est vrai.

Mais des jours de bonheur, du vrai.

Des soirs sans écran,

Des matins sans radio,

Des repas sans huile de palme,

Et des nuits belles, profondément,

Où l'on entend la chouette calme.


Et c'est beau.

Simple et beau.


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