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Citoyen de la Planète

19 Sep 2016

| par

Nous sommes des citoyens de la planète, entonnaient Paul Simon et Art Garfunkel dans l’une de leurs plus belles chansons. Nous avons droit, de par notre naissance, aux trésors de la Terre.

 

J’ai hâte de les découvrir, ces trésors.

 

Et pas seulement en payant des tours organisés, ni en voyant les belles chambres d’hôtels et leurs piscines…

Non ! Donnez-moi du taudis, des favelas, des gens chez eux sans tapis rouge, des rues polluées et des pavés défaits, des plages sans trace de pas, des forêts impénétrables, de la sueur et des moustiques, des grands froids à geler l’espace-temps, des sourires d’enfants et des pleurs de parents ; je veux voir le Monde tel qu’il est, tel que les Hommes l’ont fait et ce qu’ils en font tous les jours en se levant au matin.

 

Donnez-moi tous les matins du Monde.

 

Je veux voir les Hommes tels que le Monde les a faits.

 

Alors je pars.

 

 

 

Il y a deux éclairages au mot partir.

L’étymologie nous parle de séparation. C’est vrai : il y a ce(ux) que l’on quitte, son confort, ses habitudes, le trou qu’on laisse derrière soi et qu’on a peur de voir se refermer.

Et puis il y a l’autre côté, le voyage, la destination, la route, ce long ruban, qui ne s’arrête jamais. Partir où ? Pour quoi ? Comment voyager ? Comment découvrir pour ne rien rater ?

Quand l’inconnu m’appelle, moi, je décroche.

 

Petit, j’étais l’enfant que décrit Charles Baudelaire, qui veille le soir pour lire des cartes, qui rêve et plonge dans des planisphères aux noms exotiques.

Pour l'enfant, amoureux de cartes et d'estampes,

L'univers est égal à son vaste appétit.

Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes !

Aux yeux du souvenir que le monde est petit !

 

Et quand je me demandais s’il fallait partir ou rester, ce même poète me répondait avec lucidité :

Faut-il partir ? rester ? Si tu peux rester, reste ;

Pars, s'il le faut. L'un court, et l'autre se tapit

Pour tromper l'ennemi vigilant et funeste,

Le Temps ! (...)

 

Alors je m’en allais pour qu’en rentrant l’on dise :

Étonnants voyageurs ! quelles nobles histoires

Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers !

Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires,

Ces bijoux merveilleux, faits d'astres et d'éthers.

 

Aujourd’hui, nous sommes tous citoyens d’un monde dont les distances, sans bouger, se sont incroyablement réduites : nos concitoyens planétaires sont bien plus accessibles qu’il y a quelques générations en arrière. Quelle responsabilité cela nous donne ?

Chacun aura sa réponse. La mienne me vient de Lord Baden Powell : je veux essayer de le rendre un peu meilleur qu’il n’était quand je l’ai trouvé.

Alors je vais commencer par le trouver…

 

 

L’itinéraire

 

Je pars à la fin du mois d’octobre 2016 pour étudier de manière comparée le rapport entre les peuples et la terre.

Plus précisément : comment les habitants utilisent-ils leurs ressources de manière viable et durable ?

J’ai donc choisi les pays de mon itinéraire en fonction de cette problématique, c’est-à-dire des enjeux concernant les ressources disponibles sur place, car comme m’a dit un jour un ami diplomate : « Les seuls pays vraiment intéressants sont ceux où ça va mal ! »

Pas forcément fidèle à cette maxime, je visiterai les pays suivants (par ordre chronologique) :

 

 

  • L’Île de Pâques (Chili)

  • Le Brésil

  • Le Costa Rica

  • Le Mexique

  • La Californie et l’Alaska (États-Unis)

  • La Mongolie

  • Les Îles Fidji

  • La Nouvelle-Calédonie (France)

  • L’Australie

  • L’Afrique du Sud

  • La Tanzanie

 

 

Retour prévu : fin juillet 2017.

 

 

Le but du gardien

 

Alors c’est vrai, je pars.

Mais ce n’est que pour mieux revenir.

Et je suis seul gardien de mon objectif…

 

Longtemps j’ai cru Baudelaire, encore lui, lorsqu’il me murmurait dans ses pages :

Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent

Pour partir, cœurs légers, semblables aux ballons,

De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,

Et, sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !

 

Le voyage, en effet, peut être une fin en soi. Il l’a été pour moi lors de bien des aventures. Mais aujourd’hui j’ai un but, et c’est lui qui va me marquer.

C’est une première pour moi, un essai – mais je compte le transformer.

Je pars prendre des bonnes idées et je reviendrai pour les appliquer.

 

        Allons !

 


 

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