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Terre de Cultures - le rapport

26 Feb 2018

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Difficile de résumer en quelques mots et quelques chiffres un voyage autour du monde. Je suis rentré il y a maintenant 7 mois de 10 mois d'aventures dans 12 pays, mais combien de rencontres, combien de découvertes, de sourires, d'obstacles et de déceptions... et comment mesurer l'ouverture de mon esprit ?

 

En tout cas, s'il y a bien une façon pratique de verbaliser ce que j'ai vécu, c'est par les faits.

Partout j'ai constaté les symptômes du bouleversement climatique, et à chaque étape j'ai appris à connaître des femmes et des hommes qui ont décidé de prendre le problème à bras le corps et de "changer le monde", convaincus que ça commence par se changer eux-mêmes.

 

C'est ce que je tente de résumer dans ce rapport, enfin disponible en intégralité sur ce lien :

 

 

Rapport téléchargeable Terre de Cultures

 

 

 

"Il y a deux types de solutions à la crise climatique"

 

Ce ne sont pas des solutions miracles de mon invention, il s'agit d'un constat qui fait l'objet de la conclusion de mon rapport (spoiler alert!).

On connaît assez les origines et les effets du problème donc je ne m'appesantirai pas là-dessus ici. Quant aux formes qu'il peut prendre selon les régions et les cultures qui le subissent, je vous laisse découvrir cela dans le rapport ou lors de mes prochaines conférences.

 

Il est maintenant temps d'étudier les solutions qui ont émergé depuis longtemps déjà, et voir lesquelles fonctionnent le mieux, sont exportables et adaptables à d'autres endroits du globe, et lesquelles ont le plus de sens.

Aucune des deux ne sauvera le monde demain matin. Chacune a ses avantages et ses contraintes. Ce sont en tout cas les deux tendances que j'ai pu observer et qui rejoignent les observations d'autres études interculturelles sur les initiatives environnementales.

 

 

1. On peut compter sur la technologie

 

C'est le postulat soutenu généralement, et parfois tacitement, par le modèle de société capitaliste, c'est-à-dire basé sur les libertés individuelles d'acquisition et de mise à profit des biens, des territoires, des ressources et des services selon la loi de l'offre et de la demande du marché mondialisé.

L'idée est que notre mode de vie "à l'occidentale" n'est certes pas en phase avec ce que la planète peut nous fournir, mais que notre empreinte écologique peut être réduite voire compensée par l'inventivité humaine.

 

Les débats autour du rapport Brundtland (Notre avenir à tous), publié par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement en 1987, ont montré qu'aux Nations Unies, une partie des représentants décide de faire confiance à l'esprit humain et que le déficit naturel creusé par les générations actuelles sera compensé plus tard par l'apport technologique et la créativité des humains, mis en commun par la mondialisation.

 

En bref : pas besoin de changer drastiquement de mode de vie ou de modèle sociétal, continuons d'investir dans la recherche et nous trouverons bien une solution innovante pour compenser le déficit naturel laissé aux générations suivantes.

 

Le problème de ce point de vue est que les solutions d'aujourd'hui sont souvent les problèmes de demain.

De nombreux exemples le prouvent actuellement ; celui des panneaux photovoltaïques, qui hier étaient la solution pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles et polluantes mais dont on dénonce aujourd'hui le coût en matières premières et l'impact de leur construction, est assez emblématique (malgré une filière de recyclage bien développée en Europe).

 

 

 

2. On doit remettre en question la place de l'Homme sur Terre

 

C'est l'idée du retour aux sources, bien que le mot "retour" soit inadapté puisqu'il s'agit nécessairement d'une évolution. Elle est soutenue principalement par les modèles de sociétés traditionnels, c'est-à-dire basés sur les connaissances ancestrales spécifiques au lieu de vie et qui prennent en compte à égale mesure leur développement et celui des espèces environnantes.

 

En bref : sans nier les bienfaits du capitalisme sur la qualité de vie des humains (ne serait-ce que sur le nombre de morts de faim, de violences ou de maladies), il faut aussi reconnaître que son besoin de croissance continue n'est pas compatible avec le taux de renouvellement des ressources qu'il fait consommer. C'est donc notre mode de vie et notre rapport à la Terre qui est à remettre fondamentalement en question, en apprenant de nos ancêtres qui ont vécu des millions d'années en développant une grande connaissance de la nature et, par conséquent, des modes de vie spécifiques à chaque région du monde.

 

Le problème de ce second point de vue est que la résistance au changement et l'inertie d'une population mondiale de 7 milliards d'habitants (pour l'instant...) dont la plupart aspire au confort et aux libertés du modèle occidental, ne permet pas un changement suffisamment grand des modes de pensée, de consommation et de vie pour avoir rapidement un impact significatif.

Il est par ailleurs souvent vu comme un retour en arrière, jusqu'à l'image du "chasseur-cueilleur" et de la vie dans des grottes. Vision que l'on peut facilement opposer à celle des communautés mapuches du Chili par exemple, et de leur exploitation durable et raisonnée des ressources locales (cf. l'article "Mapuches, indigènes indignés").

 

 

La ruka, cabane traditionnelle mapuche, construite avec des matériaux naturels locaux.

 

 

Chaque geste compte

 

Ce que j'ai néanmoins retenu de mes nombreuses rencontres autour du monde, c'est que ces deux courses à l'écologie apparemment opposées ne sont pas forcément contradictoires.

 

Il a bien fallu que cette communauté maya du Quintana Roo s'appuie sur différents sites internet et s'ouvre à des partenariats avec des agences de tourisme européennes pour développer l'écotourisme (lire "A voir Mayas partir").

 

C'est grâce à des subventions de l'Union européenne ou à des études menées par des ONG internationales, mettant en commun les compétences techniques et humaines de nombreuses nations, que l'alternative à l'abandon des troupeaux et à l'exode rural a pu être trouvée pour ces familles mongoles (à découvrir dans "Mongolie, le Nomad's land") ou que le commerce équitable du rooibos a pu préserver les traditions et les terres KhoïKhoï (voir "Le thé rouge Rooibos d'Afrique du Sud").

 

Sur tous les continents, et tout autour de nous, des solutions existent qui parviennent à combiner le meilleur des connaissances humaines. Les acteurs du changement sont des femmes et des hommes aux pouvoirs immenses... dont tout le monde dispose : l'observation, la détermination, la coopération et l'amour.

 

J'ai compris, à mon rythme et par mon propre chemin, que changer le monde commençait en fait par se changer soi-même.

 

Et toi, où en es-tu de ton voyage intérieur ?

 

 

 

 

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