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Le Chemin kanak

Les Kanaks sont le peuple indigène de Nouvelle-Calédonie.

 

Dans leur cosmogonie, Téâ Kanaké, le Premier Être né d'une dent de lune, se trouve ignorant et demande la connaissance aux Esprits pour pouvoir vivre sur Terre.

Ceux-ci lui transmettent les magies des pierres et des herbes, le travail des champs, 
la connaissance des plantes. 

Marchant sur le Chemin kanak, une voie rappelant à celle ou celui qui la suit la force des Esprits, l'on doit connaître les plantes et leurs histoires.

En voici un petit herbier...

Ignames du Centre Culturel Tjibaou

L'igname

Discorea alata

Il existe en Nouvelle-Calédonie 72 noms de variétés d'ignames.

Cette plante est respectée comme un être humain à part entière, représentant la force masculine.

Les ignames sont échangées lors de toutes les cérémonies coutumières comme les mariages et les deuils, les meilleures étant offertes aux chefs lors de la cérémonie des prémices.

On en mange des variétés moins réputées tous les jours !

Le taro d'eau

Colocasia esculenta

Il faut construire des canalisations pour irriguer les champs humides où l'on cultive le taro.

Il représente l'énergie féminine et complète l'igname tant sur le plan spirituel que sur la table lors des cérémonies.

 

Ses racines et ses feuilles contiennent des sels minéraux  excellents pour la santé !

taro d'eau
croton

le croton

Cadiaeum variegatum

Porté à l'oreille ou serré sur le bras, le croton est un élément protecteur ; il garantit la présence bénéfique des "Vieux", les ancêtres.

Planté sur les tombes ou autour des cases, il marque l'emplacement des habitations.

Le pommier kanak

Syzygium malaccense

Les fruits de ce pommier endémique de Nouvelle-Calédonie

sont offerts en offrande aux "Vieux".

Pour lever un tabou dans certaines tribus, on asperge de l'eau sur le lieu à l'aide d'un filtre dans lequel est enveloppée l'écorce du pommier kanak.

 

L'arbre fleurit à la période où les poissons sont "gratteux" ; une décoction de son écorce soigne de la gratte. 

 

Un bouillon de feuilles vous soignera de la diarrhée, ou vous pouvez les chauffer et les appliquer sur vos furoncles pour les faire disparaître !

pommier kanak

Le cycas

Cycas seemannii

Cette plante aux grandes palmes, qui pousse très lentement, est plantée près de la case et sert de dépôt des plantes médicinales du clan.

Le cycas accompagne les offrandes que l'on enveloppe dans ses feuilles.

Il pousse sur les endroits où l'on prie les esprits des défunts.

Le banian

Ficus proxila

Cet arbre impressionnant peut atteindre jusqu'à 20 ou 30 mètres de haut, élancé par ses racines aériennes caractéristiques.

Il abrite les esprits et les ancêtres ; c'est l'arbre sacré par excellence.

Là où il servait autrefois de lieu de sépulture, il est encore entouré d'interdits puissants et de tabous insurmontables sans une permission sacrée spécifique.

Le banian est le symbole de la permanence et de l'alliance entre les clans. On raconte que ses racines permirent l'union des clans de la Grande Terre et de ceux des îles Loyautés.

banian

La cordyline

Cordyline fruticosa

La cordyline rouge évoque ce qui est en rapport avec le sacré et le mythe créateur. Ainsi les monnaies kanakes, symboles des "Vieux", sont emballées dans des feuilles de cordyline.

Elle peut aussi être verte, et ses feuilles sont portées en bouquet par les danseurs lors des cérémonies sacrées.

Dans de nombreuses îles du Pacifique, on retrouve cette plante autour des champs et des sépultures ou près des zones habitées.

Le pin colonnaire

Araucaria columnaris

Ce grand arbre endémique pousse de préférence en bord de mer mais s'épanouit aussi à l'intérieur des terres si on l'y plante. Les plus grands atteignent 60 mètres de haut.

Le pin colonnaire est planté autour des habitations des hommes de haut rang, sur des lieux sacrés. Il marque les interdits et reste le signe d'un lieu d'habitation ancien dans le paysage néo-calédonien.

Planté sur l'allée centrale qui mène à la grande case, il symbolise l'élément masculin et la durée du lignage des chefs.

D'ailleurs, quand un chef meurt, on dit :

"les bourgeons des sapins tombent à terre".

Pin colonnaire

Le pandanus

Pandanus odoratissimus

Il existe différente variétés de pandanus, certaines poussant au bord de la mer, d'autres à l'intérieur des terres. Certaines donnent des fruits ronds ou ovales qui sont, pour une variété seulement, comestibles.

Après avoir enlevé les épines de ses longues feuilles pointues, les femmes font sécher les feuilles de ce petit arbuste, les découpent en lanières et les tressent pour en confectionner des paniers, des chapeaux, des corbeilles ou encore des nattes qui figurent parmi les offrandes coutumières.

On échangeait autrefois les fameuses nattes de Houaïlou contre des parures de coquillages de Canala.

Source : le chemin kanak du Centre Culturel Tjibaou,

Nouméa, Nouvelle-Calédonie, mai 2017.

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