• Antrim

Le temps du voyage


La raison me dirait de dormir – d'ailleurs mes paupières semblent vouloir se fermer d'elles-mêmes...

Mais les sommets enneigés des Andes que nous côtoyons à plus de 7 700 mètres me font écarquiller les yeux à chaque nouvelle vallée survolée au lieu de les laisser se reposer.

Et puis, d'une manière générale, il y a l'excitation du voyage, l'appréhension souriante de l'inconnu et la confiante exaltation du nouveau qui maintient mes taux de dopamine et d'adrénaline au-delà des limites recommandées.

Aurore au-dessus de l'Amazonie

Non à la téléportation !

En 14h de vol, j'ai eu le temps de réfléchir à ce qui m'attendrait.

Imaginez si nous pouvions parcourir des milliers de kilomètres en quelques secondes seulement, par un moyen de téléportation par exemple, puisque la science-fiction nous la fournit : toute cette période de préparation psychologique inconsciente n'existerait plus.

D'ailleurs, comme l'ont dit beaucoup de voyageurs avant moi, le voyage n'est pas tant le but que le trajet lui-même.

Même facilité énormément par les moyens de transports actuels, le trajet de plusieurs heures au-dessus de l'océan, de l'immensité verte du Brésil, dont je n'ai rien vu à cause des nuages (les poumons de la planète respirent donc bien encore), puis des immenses plaines argentines avant de percer la ligne andine pour descendre sur Santiago, donne quelque chose de grand et précieux à ce premier voyage.

Le mont Aconcagua (6 962 m) que notre avion cotoie sans présomption...

Voilà. Le temps d'un voyage et me voilà en été, 3 800 km au sud de l'équateur, à siroter un mangue-gingembre en écoutant de la flûte de pan.

Voilà. Le temps du Voyage est arrivé.

Descente sur Santiago.

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