• Antrim

À voir Mayas partir...


Une civilisation disparue ?

Lors de mon premier voyage au Mexique en mars 2016, tout ce que je savais des Mayas se résumait à quelques images de pyramides dans la jungle et l’idée que longtemps avant ma naissance, c’étaient des gens drôlement avancés avec des astronomes, des égouts, des architectes et des rois belliqueux.

Mais tout cela résidait dans le passé pour moi, et à part les pyramides dans la jungle il ne restait rien de cette immense société depuis que les Espagnols l’avaient détruite en quelques années sans trop s’y intéresser.

J’avais tort : certes les conquistadores furent cruels et ignorants – l’évêque Diego de Landa a tout de même rassemblé puis brûlé tous les livres « païens » mayas réalisés sur écorce de figuier en 1562, sauf quatre ! – mais les Mayas survécurent.

Ils étaient environ 8 millions à l’époque précolombienne, ils sont aujourd’hui entre 4 et 6 millions d’individus, et se trouvent majoritairement sur la péninsule du Yucatán au Mexique, au Belize et au Guatemala. Nombreux sont ceux qui vivent aujourd’hui dans les villes et se sont assimilés à la culture occidentale majoritaire de ces pays, mais d’autres vivent en communauté et vendent leur artisanat, ou bien accueillent des touristes qui veulent connaître leurs traditions, qu’il devient donc intéressant de conserver.

J’ai pu en savoir plus au cours de mon second voyage au Mexique, en été 2016, en visitant par exemple certains villages de l’État du Chiapas dans le sud du pays : l’ethnie Maya est aujourd’hui subdivisée en de multiples sous-groupes, tels que les Lacandons, les Tzotziles ou les Tzetzales, les Quiches (authentique !) ou encore les Chontales… on dénombre au total une trentaine de langues natives différentes et encore plus de dialectes, issus du tronc commun maya précolombien (ou proto-maya pour les plus linguistes d'entre vous).

Et puis je suis parti faire le tour du monde, et j’ai maintenant l’opportunité de m’intéresser de près aux peuples natifs…

Pour la troisième fois je découvre le Mexique, ce coup-ci avec la ferme intention d’en savoir plus sur le mode de vie des Mayas d’aujourd’hui, leur rapport sacré à la terre et à l’univers, la façon dont ils vivent avec leur héritage millénaire et les connaissances ancestrales de cette région du monde.

Voici donc le récit vivant et vécu d’une communauté maya en 2017.

Tortillas pour un voyageur

Quel plaisir de revenir au Mexique ! Dès le premier soir, évitant les lieux touristiques affichant en gros « cuisine typique », je m’assieds à une table en plastique arrangée dans un coin de parking où un petit vendeur ambulant vend des tacos depuis son charriot à l’allure pitoyable. Je sais qu’ils seront ici bien meilleurs que dans les plus grands restaurants du pays !

Mes papilles doivent se réhabituer au piment local, cependant…

Ne restant pas en ville, je prends le bus aux premières heures le lendemain, ou plutôt aux dernières heures de la nuit, pour me rendre 10 km au sud d’un tout petit village au cœur de la jungle maya : Chunhuhub.

Après avoir changé trois fois de moyen de transport, à chaque fois plus petit que le précédent, j’arrive à la coopérative Kiichpam K’áax, ce qui en maya signifie « jolie jungle ».

C’est Margarita, ou « Maggy », qui m’accueille.

Elle m’emmène dans la cabane des volontaires, un magnifique bungalow avec une salle de douche, décoré par les volontaires précédents. Lit ou hamac au choix.

Le site fait plus de 60 hectares.

Maggy me fait visiter les parties les plus utilisées et où je travaillerai :

les cuisines, l'une traditionnelle, au feu de bois, et l’autre standardisée avec éviers en inox, batteries de casseroles reluisantes et plaques chauffantes au gaz inutilisées… nécessaire pour les certifications ;

l’accueil, où l’on capte internet tout en restant au beau milieu de la jungle ;

et la milpa, un vaste potager où l’on a rassemblé la terre dans des grands bacs pour y faire pousser toute sorte de fruits et de légumes de la région.

Il y aussi des vestiges de l’ancienne culture maya, ravivés pour le centre écotouristique :

un magnifique théâtre avec un large anneau fixé perpendiculairement au mur du fond pour des représentations de l’antique jeu de pelote ;

un trapiche, moulin en bois avec lequel quatre personnes peuvent extraire le jus d’une canne à sucre ;

des ruches d’abeilles mélipones, les abeilles traditionnelles qui donnent un miel amer aux propriétés médicinales ;

un atelier de tissage et d’extraction de henequen, la fibre d’une agave avec laquelle on faisait les hamacs avant l’arrivée du nylon,

et bien sûr un jardin de plantes médicinales, que de nombreux Mayas préfèrent encore au cabinet du docteur.

Autour d’un repas qu’elle a préparé, viande en sauce, légumes, tortillas à la farine de maïs et sauce piquante, Maggy m’explique que Damian regrette de ne pas pouvoir m’accueillir en personne. Don Damian, son beau-frère, est le fondateur du centre. Ce jour-là, il est en déplacement.

Il le sera souvent au cours de mon séjour : Maggy m’explique que le projet n’est pas forcément bien perçu par les communautés indigènes voisines, qui voient cette soi-disant ouverture de leur culture traditionnelle aux touristes occidentaux d’un mauvais œil.

Damian a donc beaucoup de gens à convaincre, des preuves encore à faire… bref, il a des tacos sur le grill (version mexicaine de notre « pain sur la planche »…).

¡Ándale, Damian!

Dès le lendemain d’ailleurs, je rencontre Don Damian en un éclair, rapide poignée de mains, regard scrutateur, sourire poli, et il veut m’emmener à une réunion dans la communauté voisine de Nueva Loria.

Damian, je le vois tout de suite, est un homme d’action qui ne tient pas en place ; toujours mille idées à l’heure, plein de projets dans la caboche et une vision d’avenir comme cap à l’horizon, il se bat depuis une dizaine années pour que survive la culture de ses ancêtres. Aujourd’hui, comme c’est le cas de beaucoup d’autres peuples indigènes d’Amérique latine que j’ai pu rencontrer, les Mayas sont absorbés par la société occidentale, quittent leurs terres de cultures pour les grandes villes et des « bons métiers », consomment les produits des marchés de la mondialisation au lieu des fruits et légumes de leur milpa.

« À Kiichpam K’aax nous sommes les seuls à cultiver encore la pastèque maya, et les abeilles mélipones sont en voie d’extinction parce que le miel n’est guère commercialisable à grande échelle » m’explique Don Damian sur la route de Nueva Loria.

La réunion qu’il y a organisée a pour but d’informer les habitants des projets du centre écotouristique et de rallier des opinions favorables pour y participer.

Don Damian explique aux habitants :

« Si certains d’entre vous connaissent des sentiers de guérisseurs [le long desquels poussent des plantes médicinales] à travers la jungle, des cenotes [des puits naturels d’eau douce], des contes ou des légendes de vos grands-parents… vous pourriez partager cela avec les touristes qui viennent nous rendre visite. Nous pourrions organiser des tours ; je connais de nombreuses agences de voyages, mexicaines comme européennes, qui sont très intéressées par notre patrimoine ! »

L’assemblée est réticente.

« Que ça soit clair : je ne vous demande pas de changer quoi que ce soit à votre mode de vie actuel, bien au contraire. Continuez de cultiver vos milpas comme vous le faites tous les jours, continuez d’utiliser les plantes de guérison comme vos parents vous l’ont appris… je vous demande simplement d’accepter la visite de personnes, comme ce jeune Français ici présent, qui s’intéressent encore à notre culture avant qu’elle ne s’efface complètement d’ici quelques générations. »

Une main se lève :

« Qu’avons-nous à y gagner ? »

Don Damian soupire. Il aimerait développer ce que l’environnement, la culture, les membres des communautés eux-mêmes auraient à y gagner au long terme, l’opposition aux entreprises multinationales et au tourisme de masse grâce à un système de tourisme spécifique et rentable, basé sur leurs activités traditionnelles dans le but précis de ne pas avoir à les abandonner… mais il sait que la question est orientée différemment : il sait qu’il faut toujours une contrepartie financière depuis que les gens ont compris la valeur de l’argent.

Avec l’aide du commissaire, représentant de la communauté, un pourcentage est fixé sur les estimations des bénéfices de l’année à venir.

Puisque je me trouve là, le commissaire me demande mon avis. Don Damian m’encourage d’un sourire ; il m’a soufflé avant la réunion que les gens d’ici ont besoin d’entendre un avis extérieur pour se rendre compte de la situation.

Je leur parle de mon expérience avec les indiens Mapuches du Chili qui se battent contre une pisciculture venue polluer leur rivière, de Don Juan qui commençait à ouvrir sa culture aux touristes occidentaux, des retombées positives de la visite des parapentistes français pour la communauté qui les a reçus, etc.

Je ne sais pas si cela a changé quoi que ce soit, mais au moment du vote, le oui l’emporte à la majorité.

Tous signent alors le papier dont Don Damian a besoin pour décrocher un contrat avec un tour opérateur allemand, hormis deux hommes, un père et son fils, qui sont sortis en grognant qu’ils ne voulaient pas de cet argent sale et qui s’en sont retournés dans leur milpa.

Le commissaire conclue la réunion par une formule d’encouragement : « ¡Ándale, Damian! » – c’est une sorte de feu vert pour la suite des aventures.

L’improbable montagne

Les émotions de la journée ne s’arrêtent pas là : Don Damian insiste pour m’emmener autre part ; il reste une poignée de quarts d’heures avant le coucher du soleil. Le commissaire accepte : il nous fallait sa permission.

Nous sommes cinq à remonter la route qui mène dans l’arrière-pays, au cœur de la jungle, loin des activités des hommes et de leurs labours. Nous entrons bientôt dans une réserve naturelle, et la jungle autour se fait plus dense. Enfin, alors que l’obscurité envahit le couvert des arbres, nous descendons de l’arrière de la camionnette et nous nous engageons sur un sentier qui serpente à travers l’épaisse végétation yucatèque.

Il faut savoir que la péninsule du Yucatán est absolument plate. Aussi lorsque le sentier commence à monter en une pente abrupte sous nos pieds, je m’étonne :

« Cette montagne est-elle naturelle ? »

« Tu vas voir… » me répond Don Damian qui me précède, énigmatique.

Quetzali, sa fille de huit ans, piaffe d’impatience.

« Tu vas voir, c’est superbe une fois en haut. Mais il ne faut pas tomber dans les escaliers ! »

« Les escaliers ? » je m’étonne.

« N’en dis pas trop Quetzali, ça doit rester une surprise ! »

Mais je commence à comprendre. D’ailleurs j’avais déjà mes doutes en voyant ces énormes blocs de pierres saillants çà et là de sous la luxuriante verdure environnante.

Et le doute n’est plus permis lorsque, approchant du sommet, je remarque ces marches étroites distinctement taillées dans la pierre, puis ces hautes parois de part et d’autre des escaliers où l’on voit encore des traces du stuc rouge ou bleu qui recouvrait autrefois, il y a longtemps, l’ensemble de ce formidable édifice.

Quand nous atteignons le sommet, je sais déjà que nous nous trouvons en haut du temple d’une antique pyramide maya.

Le sentiment me submerge : je suis sur un site qu’une ancienne et puissante civilisation a abandonné il y a plus d’un millénaire et que, à part les singes hurleurs, quelques toucans peut-être et outre le petit nombre de visiteurs autorisés, malheureusement, plusieurs pilleurs irrespectueux, personne n’a visité depuis. Je réalise la puissance sacrée que revêt l’endroit.

Au sommet d'une improbable montagne yucatèque...

La vue, qui plus est, est imprenable.

Le soleil tombe à pic derrière l’horizon, enflammant les rares nuages du ciel du Mexique en saison sèche et faisant miroiter les lagunes de la réserve naturelle d’un rouge surnaturel.

« Alors, amigo, que penses-tu de notre jardin ? » me demande Don Damian amusé par l’expression épanouie de mon visage.

« Votre jardin ! Eh bien… il y en a des trésors dans votre jardin. »

Don Damian se tourne vers le commissaire en souriant, sur l’air de « tu vois que ça intéresse les touristes »…

« Et c’est quoi ce trou au milieu de la plateforme ? » je demande.

Le sommet est en effet percé d’un large et profond trou en son centre, tel un puits descendant vers le cœur de la pyramide. On peut voir quelques bouteilles en plastique, des gobelets en polystyrène et des sachets de chips accrochés à ses parois et davantage au fond.

« C’est ce qui n’arrivera plus si mon projet aboutit », soupire Don Damian.

Les saccageurs des communautés alentour sont en effet venus chercher des trésors à revendre au marché noir puis à des collectionneurs peu regardants ou à des touristes étrangers. Ils n’hésitent pas à percer les murailles de profonds trous dans l’espoir de découvrir une salle mortuaire, la tombe d’un ancien roi ou les parures abandonnées d’une despote oubliée.

« Il y avait un dôme ici, avant », m’explique l’un de nos accompagnants ; « j’avais accompagné une archéologue canadienne il y a quelque années pour collecter des données sur ce site, et elle avait trouvé ce dôme particulièrement unique et intéressant, je me rappelle. »

Le dôme n’existe plus, et le puits creusé par l’avidité des pillards ne mène nulle part, sinon à un abyssal désespoir.

Si Don Damian parvient à valoriser le patrimoine de cette région, le site pourrait être rénové, et les quelque cent autres constructions recensées dans la réserve, y compris cette grande pyramide et ses exceptionnels cinquante mètres de haut, pourraient être restaurées. Alors seulement le site archéologique serait épargné des pillages, que les moyens actuels ne parviennent pas à empêcher.

C’est noté !

Les anecdotes se répètent à mesure que je découvre les incroyables ressources de cette région du Yucatan.

Un jour, nous emmenons un couple de touristes américains au cenote de Hamtun, près de la communauté de Dzula, non loin du centre écotouristique.

Un cenote (prononcer "cénoté" pour faire comme les Mexicains) est un trou d’eau douce naturel que les anciens Mayas utilisaient pour s’alimenter en eau potable, attribuant à ces sources de vie, voire de survie en période de sécheresse, un caractère sacré.

Le sol karstique et poreux de toute la péninsule en est percé comme un gruyère. Sous terre, c’est un vaste réseau de tunnels partiellement submergé qui relie la plupart des cenotes entre eux, et certains avec la mer. L’eau y est d’une pureté et d’une clarté surprenantes.

La profondeur du cenote de Hamtun où nous nous rendons a été estimée à une cinquantaine de mètres, et la visibilité, selon l’angle des rayons du soleil, peut aller jusqu’à cinq ou six mètres sous l’eau !

Entouré de parois abruptes d’où l’on peut plonger, le cenote serait un danger mortel si une rustique échelle de bois et en lianes ne permettait aux plongeurs d’en ressortir sains et saufs.

Il n’est signalé sur aucune carte ni sur aucun panneau. Seuls peuvent s’y rendre ceux qui savent déjà où il se trouve. Et cela inclut, naturellement, les habitants des communautés environnantes.

Lorsque nous arrivons, un groupe de jeunes Mayas de Dzula profite déjà de la fraîcheur de l’eau ; ils écoutent de la musique à fond sur leurs smartphones, se lancent des défis à qui sautera de plus haut. Autour d’eux, les rochers sont tagués de surnoms ou de graffitis difformes et des détritus jonchent les alentours. Quelques bouteilles flottent à la surface du cenote que Don Damian m’envoie chercher pour nettoyer l’endroit.

Il tente de toucher un mot aux jeunes Mayas qui, compréhensifs, ramassent leurs mégots et les autres déchets.

Une fois encore, Don Damian est convaincu que ses projets touristiques aideront les locaux à prendre conscience de la richesse de leur patrimoine naturel, historique et culturel et que, in fine, cela aidera à préserver des sites comme ce cenote sacré qui se dégrade un peu plus à chaque nouvelle génération maya.

Photo : Don Damian ramasse les déchets autour du cenote de Hamtun.

Conclusion : l’écotourisme, la solution miracle ?

Si le peu de temps passé au centre écotouristique de Kiichpam K’áax m’a appris quelque chose, outre les quelques mots de mayas dont je tacherai de me souvenir, c’est qu’il y a deux formes de tourisme diamétralement opposées.

J’ai remarqué les effets de la première dès ma descente en avion sur la ville de Cancun. Le tourisme de masse a complètement défiguré le littoral, bétonnant la lagune à coups d’hôtels aux formes aussi diverses que loufoques, creusant des piscines privées à deux pas de l’océan pour plus d’exclusivité, drainant les marais précieux aux espèces animales endémiques pour y placer un aberrant terrain de golf, découpant et remodelant le paysage pour y faire passer des autoroutes, et accueillant des visiteurs du monde entier attirés par la blancheur du sable et la clarté de l’eau que les cartes postales savent si bien vendre.

Cette forme de tourisme est rentable si un certain nombre de visiteurs est atteint, donc les portes doivent être grandes ouvertes à qui veut, sans distinction d’intérêt ni de sensibilité. Les clients ne cherchent pas spécialement à être dépaysés, sinon par le climat, ont un haut standard de confort et sont prêts à payer le prix pour quelques jours dans ce paradis artificiel et aseptisé. Peu importe la nourriture qu’ils consomment tant qu’elle préparée selon des standards similaires à ceux de chez eux et qu’elle ne leur donne pas la tourista, et quant aux autres produits de consommation, ils peuvent bien être fabriqués en Chine tant que cela ressemble à quelque chose de typique.

Le littoral de Cancun, ses golfs, ses hôtels gigantesques et ses projets style Dubaï.

(Cliquer sur les images pour agrandir)

À quelques kilomètres de là, au cœur de la jungle, Don Damian s’évertue à développer le tourisme spécifique, aussi appelé écotourisme, qui n’attire que des visiteurs sensibles à la culture locale, qui cherchent le dépaysement et l’ouverture à un autre mode de vie. Ces touristes-ci s’attendent à découvrir un environnement naturel préservé et sont donc prêts à faire des concessions sur le confort. Le budget est généralement moins élevé et les produits consommés sont locaux, traditionnels et artisanaux.

Le grand avantage que mes expériences m’ont fait découvrir sur cette dernière forme de tourisme est qu’il permet aux sociétés traditionnelles de continuer à vivre selon leurs coutumes ancestrales, car c’est ce que recherchent leurs clients, et donc de ne pas céder aux avances des multinationales qui leur font miroiter des sommes d’argent significatives contre une parcelle d’un terrain aux ressources naturelles exploitables à grande échelle.

Préservation de l’environnement, de la diversité culturelle de l’humanité et de la richesse des patrimoine locaux, tels sont les plus non négligeables que je trouve à l’écotourisme.

POUR EN LIRE PLUS : j’ai développé ce thème dans un article paru au journal Tout Va Bien le 8 mars 2017.

Pour le découvrir, clique ici !

<-- Article suivant

San Francisco sans déchets

Article précédent -->

Rencontre à l'Université de la Terre

#mexique #nature #indigènes #culture #rencontre

© raranga 2016 à 2020

-Les photos, textes et poésies de ce site sont les oeuvres de l'auteur et sont protégées par ses droits.

 

-Pictures, texts and poems of this website are the work of the author and are protected by copyright.

Reçois mes bonnes nouvelles du monde avec les prochaines newsletters !

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now